In Rock We Trust

Vous qui adorez le son d'une guitare electrique, qui vouez un culte à Led Zep, qui croyez encore en Pete Doherty, qui traversez la france pour aller camper aux Eurockéennes, je vous salue. Gardez l'esprit rock ! Et Bienvenue_

01 mars 2009

Dewey Martin et autres surdoués de Buffalo Springfield.

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Il y a un mois s’est éteint le batteur d’un des groupes américains les plus brillants (mais aussi des plus éphémères) de la fin de la décennie 60’s, Buffalo Springfield. Dewey Martin, âgé de 66 ans est mort tout seul, lui aussi, a été retrouvé le lendemain, lui aussi, à cause de problèmes de santé prématurés, lui aussi. Bref, une fin de rockeur, tout ce qu’il y a de plus pathétique. Martin est né au Canada en 40, en Ontario plus précisément, comme… ben oui, comme le père Young, qui, comme on s’en doute, ne va pas tarder à se pointer dans cet article. Notre défunt nait Dwayne Midkiff. Il joue d’abord du saxo puis se rabat sur la batterie à l’âge de 13 ans. Il apprend en jouant sur les morceaux des Everly Brothers, c’est-y pas mignon ?

A 20 ans, il quitte le Canada pour Memphis où il va jouer pour, entre autre, Carl Perkins et Roy Orbison (mais si, le gars de « Pretty Woman »), puis avec une ribambelle de groupes de la côte ouest. Il vit alors à Los Angeles, en même temps qu’un certain Stephen Stills, un Richie Furay, un Bruce Palmer et un Neil Young, ces deux derniers vacant en toute illégalité sur le territoire américain. Il fallait bien qu’un jour ou l’autre ces 5 musiciens tous plus doués les uns que les autres se trouvent et c’est chose faite en Avril 1966. En fait, ils se connaissent tous déjà plus ou moins : Furay est avec Stills et Palmer avec Young (normal, franchir une frontière dans la même voiture sans visa, ça crée des liens) lorsque, selon la légende, ils se rencontrent dans un embouteillage sur le Sunset Boulevard de L.A, en voiture. Stills reconnait le corbillard immatriculé Ontario de Neil Young (un mec avec qui roule en corbillard, ça marque), ils se sont rencontrés dans un club au Canada et justement, il le cherche. Tout ce petit monde sympathise, décide de monter un groupe quelques jours plus tard et cherche alors un batteur. Au même moment, Martin se fait virer d’une de ses innombrables formations. Il contacte le groupe, qui va donc s’appeler Buffalo Springfield, comme le rouleau compresseur qui stationne en face de l’hôtel de Stills et Furay.

Le premier album éponyme qui sort en octobre donne le ton : Buffalo Springfield veut dépasser les Byrds (c’est fait) et voir même pourquoi pas les Beatles. L’album est porté par l’incroyable « For What It’s Worth », écrit par Stills en réaction à une émeute dont il a été témoin (décidemment, ce genre de choses l’inspire, cf. Ohio). Ils sortent encore deux albums, « Buffalo Springfield Again » puis « Last Time Around », avant de se séparer en 1968 à cause (déjà) de problèmes d’ego entre Stephen Stills et Neil Young. C’en est fini d’un des groupes les plus prometteurs de la West Coast. Entre temps, Palmer a eu le temps de se faire renvoyer par la police dans son pays d’origine et de revenir en douce. Il va continuer une carrière plutôt discrète et meurt le premier Octobre 2004. Stills et Young, on sait ce qu’ils deviennent. Furay forme Poco avec un des bassistes remplaçants temporaires du groupe, Jim Messina. Et puis notre Dewey va continuer son chemin, mais avec un poil de nostalgie puisqu’il fonde un deuxième Buffalo Springfield, appelé tout bêtement « New Buffalo Springfield ».

à écouter aussi : Mr Soul, Nowadays Clancy Can't Even Sing, I'm A Child.

Posté par Little Polly à 19:38 - On ressort les vieilleries - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Pour ce que ça vaut

C'est un sacré pavé que tu nous ponds là ma cocotte ! ;o)
Mais ça n'en reste pas moins intéressant et très bien raconté !

(et bonus, j'adooooore cette chanson !! :o)))

Posté par Vaness, 02 mars 2009 à 20:25

Merciii !
Ca m'a pris d'un coup, dans une illumination je me suis dis : il FAUT que je ponde un pavé sur Buffalo Springfield (j'approche dangereusement des deux pages d'ailleurs, ce sera pour le prochain !). Et puis, il fallait bien ça pour combler un mois d'absence !

Posté par Little Polly, 02 mars 2009 à 21:54

Bravo!
Neil Young c'est bien aussi ;-)

Posté par mandoline, 04 mars 2009 à 12:42

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