17 septembre 2009
Fleet Foxes & Blitzen Trapper, live at « Le Grand Rex »
Eh oui, ce moment tant attendu est enfin arrivé, ce fameux concert que j’attendais depuis le mois de juin : Les Fleet Foxes au Grand Rex, salle étrange s’il en est et pas vraiment idéale pour le concert d’une bande d’altermondialistes en chemises rayées et cheveux longs, mais soit. Mais à part le décor ambiance mille et une nuits et les fauteuils en vrai faux cuir en skaï jaune, rien, absolument rien dans cette soirée ne sonnait faux. Je dirais même que la performance des Fleet Foxes se rapprochait gentiment de la perfection.
.
La salle est à moitié vide lorsque les musiciens de Blitzen Trapper prennent discrètement la scène, mais les retardataires qui étaient encore en train de fumer leur clope ou d’engloutir leur McDo dehors viennent vite la remplir à l’appel des premières notes de « Sleepy Time in the Western World ». Mais moi j’étais à l’heure, à mon poste (très bien placé d’ailleurs) pour me faire une idée définitive de ce groupe oscillant entre country nouvelle génération, folk et rock teinté parfois de psyché (oui, ça m’a surprise aussi).
.
..........Le public reste assez insensible malgré quelques bonnes âmes bruyantes au premier balcon, jusqu’à la chanson « Furr », terriblement efficace pour mettre tout le monde d’accord, surtout avec l’aide du leader des Fleet Foxes, venu supporter son « supporting band » avec quelques harmonies dont il a le secret et… un tambourin. Oui, le tambourin et les maracas seront les objets fars de la soirée, d’ailleurs j’ai regretté qu’ils ne fassent pas partie du marchandising, ça aurait pu être sympa dans le métro, enfin c’est une idée comme ça. Je suis complètement sous le charme de ce groupe certes un peu décousu dans le style mais plein de bonne volonté, et je profite donc de la balance pour aller me procurer leur album « Furr ».
Après cette première partie fort agréable vient donc l’attente insoutenable, l’impatience, l’excitation, bref, je ne tiens plus sur mon siège rembourré, jusqu’à ce que la musique d’introduction des Fleet Foxes ne vienne soulager mon calvaire. La suite n’est qu’une heure et demie d’extase, de bouffées incontrôlables de bonheur. D’abord Robin Pecknold est encore mieux en vrai. Il mérite plus que jamais son surnom de Rrrrésous : je savais qu’il avait un talent incroyable et une voix d’or, mais pas qu’il avait autant de charisme : c’est bien simple, on ne voit que lui, on entend que lui. Pourtant il ne paye pas de mine, avec son bonnet rouge façon Commandant Cousteau, mais quel aura !
Et puis quelle musique… Les Fleet Foxes ont tout simplement inventé le remède universel au stress, au blues et autres préoccupations, bref, à tous ces maux qui sont les conséquences de notre société un peu trop matérialiste. Loin de toute mode, de tout phénomène social ou commercial, ce que j’ai entendu hier soir n’était que vérité et beauté. Aller à un concert des Fleet Foxes, à mon sens, c’est comme aller écouter la 9ème Symphonie de Beethoven ou je ne sais quel chef d’œuvre classique que vous connaissez mieux que moi. C’est beau et émouvant et parfait, et pis c’est tout.
La performance est d’autant plus magique que c’est le dernier concert d’une tournée de 18 mois pour le groupe, et l’ambiance est donc particulière. En guise de final, Blitzen Trapper et une partie du staff rejoignent nos fins goupils sur « Blue Ridge Moutain », qui à la guitare, qui au chant et le reste… aux maracas ou autres percussions divers. « I love you. I love you, oh brother of mine… ». Amen.
Une vidéo et des photos, mais pas de moi, mon appareil photo m'a fait faux bond.
Commentaires
Pooolly eeeelle est amouuureuuuuseuuh ! ;o)
Du chanteur ? Hum... oui, possible. :P
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=350493&pid=15104735
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :