In Rock We Trust

Vous qui adorez le son d'une guitare electrique, qui vouez un culte à Led Zep, qui croyez encore en Pete Doherty, qui traversez la france pour aller camper aux Eurockéennes, je vous salue. Gardez l'esprit rock ! Et Bienvenue_

08 novembre 2009

"I Hate Myself And I Want to Die" : On Remet le Couvert

Tous les ans ou presque Universal se débrouille pour retrouver quelque chose de Nirvana à réchauffer, histoire de rajouter quelques dollars aux milions rapportés par les royalties de ce groupe ultramédiatisé. Le DVD du "MTV Unplugged" l'année dernière, "Live! Tonight! Sold Out!" l'année d'avant, et cette année, l'opération commerciale porte le nom de "Live at Reading", un enregistrement datant de 92, donc le Nirvana dernière mouture, désabusé et sponsorisé par MTV. Pour beaucoup Nirvana ne présente strictement aucun intérêt, et je suis d'accord avec eux pour dire que ce n'est certainnement pas le meilleur groupe de l'histoire du Rock n' Roll, hein, on aurait pu faire sans. Oui mais, je l'aime quand même, cette bande d'imbéciles crasseux. J'aime l'énergie qu'elle dégage, le côté mis à nu. Et ce que j'aime dans ce "Live at Reading", ce sont les efforts désespérés que font ces trois-là pour tenter de faire du Rock n' Roll quand même, malgré la médiatisation, malgré un public d'adolescents nourris aux dessins-animés et aux hits tu top 50, malgré le fait qu'ils ne sont pas à leur place. Nirvana n'aurait jamais dû être connu, et n'aurait donc jamais dû sortir ce live. En voilà le seul intérêt.

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15 juillet 2009

Back in Black

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«Horehound». J’ai une question. Pourquoi avoir choisi le nom d’une plante médicinale aux vertus apaisantes pour l’album des Dead Weather ? Moi, en cherchant dans le dico, je m’attendais plus à tomber sur quelque chose comme le nom d’un poison, ou d’un lieu hanté, enfin un truc qui mette dans l’ambiance, quoi. Ben non. Pourtant «Horehound» n'est pas vraiment apaisant. Ce serait même plutôt le contraire. C’est sans doute, et je pèse mes mots, l’album le plus noir de la discographie du Sieur White. On est très loin des couvertures bicolores pétantes des White Stripes des débuts, avec les couettes de Meg et la batterie peppermint. On est encore plus loin de leurs chansonnettes naïves.

          Il n’a pas fallu à Jack White une rencontre avec Alisson Mosshart pour se séparer de l’innocence qui régnait sur les premières années de sa carrière : la décadence commence bien avant, il suffit de jeter un coup d’œil aux couvertures de ses albums pour s’en rendre compte. L’œuvre de Jack White n’est qu’une longue descente into the black, dont «Horehound» serait, pour l’instant, le point culminant. Oui, je sais, ce que j’écris est paradoxal. Le point culminant d’une descente, ce n’est pas possible. Oui mais en art tout est possible : c’est que plus la musique de Jack White est noire, plus elle est délectable.

         Ce dont Alisson Mosshart peut se féliciter en revanche, c’est d’avoir apporté à cette musique toute la rage et la sensualité qui lui manquait. Ce duo White/Mosshart, c’était un peu la chose la plus évidente qui pouvait arriver. C’est assez troublant de les voir chanter ensemble, de voir à quel point ces deux corbeaux se ressemblent et se complètent. Je pense même qu’un duo pareil peut être qualifié d’historique. Mais bon, les gens sont tellement blasés de nos jours…

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Deux drôles d'oiseaux accros aux cigarettes et au rock n' roll vus par Grant Gee.

           Bref, ce magnifique album dont je ne dirais rien de plus est disponible dans nos contrées depuis hier, je vous fais confiance pour aller vous jeter dessus à la première occasion. Et si il y a encore des septiques, qu’ils aillent se faire foutre une idée sur cet excellent site qu’est deezer, ou sur le site du groupe. Mes préférées se trouvent comme d'habitude dans le jukebox à droite. Et puis aussi, ne faites pas comme moi, si jamais ils passent par chez vous, débrouillez-vous pour être là pour en profiter.

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13 janvier 2009

Neil Young – Live at Massey Hall

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On le sait, Neil Young a des choses à nous livrer avant de quitter ce monde (ce qui, on l’espère pour lui, n’arrivera pas avant un certain temps). Des choses, musicales bien sûr, plus ou moins précieuses qu’il garde dans des tiroirs depuis des années et des années, en petit cachotier qu’il est. Ces choses portent le nom énigmatique d’ « Archives », et leur sortie est sans cesse reportée aux calendes depuis... Un bon bout de temps. Mais voilà pas qu’en 2006, le père Young se décide enfin à sortir le premier volume de ces albums perdus, l’excellent « Live at Fillmore East », enregistré avec le Crazy Horse (non non, le groupe) en 1970. Et puis en 2007, voilà qu’il sort une merveille qu’il aurait bien été dommage d’oublier, le Live at Massey Hall de 1971.

Une question se pose : mais que diable ne l’a-t-il sorti plus tôt ? Ben en 71, il n’avait pas vraiment le temps de sortir un live : «After the gold rush» n’était même pas encore usé sur la platine que déjà «Harvest» pointait son nez, et celui-là, il était pas question de le rater. Bon, d’accord, mais était-ce une raison pour l’oublier pendant les 35 ans qui suivent ? Peu importe, mieux vaut tard que jamais, comme on dit.

Ce concert à l’antique Massey Hall de Toronto (construit en 1894) est enregistré lors de la tournée « Journey Through the Past », que l'anglophone habile traduira par "Voyage dans le passé.". C’est le grand retour du Loner chez lui après 5 ans aux Etats-Unis. L’ambiance est donc plus que chaude dans la salle, alors qu’une bonne partie des morceaux joués sont strictement inconnus pour le public. Neil Young, lui, est au meilleur de sa forme et de son art. L’homme est seul face au micro, et ce qui en sort, c’est divin. Ses chansons sont dépouillées au maximum pour ne garder qu’une guitare, une voix et un piano. Il ne reste de ses morceaux, déjà excellents à la base, que le meilleur : des mélodies sublimes et intemporelles et des textes terriblement émouvants.

Le CD audio est accompagné d’un DVD avec quelques images d’archives diverses, assez inintéressantes et quelques images du concert, celles-ci inutiles. Pourquoi ? Parce que le musicien est tellement présent sur l’enregistrement que les images sont superflues. Plus curieusement, on trouvera aussi une video assez longue montrant la scène, les instruments mais pas le chanteur. Non, il y a un magnétophone en marche à la place, qui diffuse l'enregistrement. J'aimerais qu'on m'explique ce grand moment cinématographique. Décidément, j'aime pas les bonus.

Bref cet album mes amis, c’est tout simplement ce qui s’appelle un chef d’œuvre. A avoir absolument, pour ceux qui ne connaissent pas Neil Young, ceux qui l’adorent et même pour ceux qui ne l’aiment pas.

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18 décembre 2008

Yes, Indeed, Blues Have Run the Game.

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A Londres en 1965, pendant que certains font la fête toutes les nuits, se bourrent d’amphétamines et squattent les hits parades avec des chansons qui resteront comme les chefs d’œuvre inégalés d’une décennie complètement tarée, d’autres se terrent dans de petits clubs pour écrire et jouer d’autres chefs d’œuvre beaucoup plus confidentiels. Ces autres sont les Bert Jansh, les John Renbourn, les Sandy Denny… et LE Jackson C. Frank. Lui, il est intéressant pour sa vie incroyable que d’autres vous raconterons mieux que moi, mais surtout pour une chose : un album, un seul [et pas parce que le reste est nul, mais parce qu’il y en a réellement qu’un] : Blues Run the Game. Si vous allez l’écouter ici à tout hasard, il y a de fortes chances qu’il ne vous laisse pas de marbre. Cet album est tout simplement un condensé de tout ce que le talent peut offrir à un homme. Jackson C. Frank a été, le temps d’un album, touché par je ne sais quelle frénésie créatrice dépassant largement tout ce qu’un song-writer chevronné pouvait espérer. La vie vous fait des choses surprenantes, des fois.

Or donc, j'ai découvert avec joie que cet merveille était sur deezer, et donc pour avoir un aperçu de la chose, je vous propose d’écouter une de ses plus belles chansons : Blues Run The Game. Les reprises de ce morceau ne manquent pas : Simon and Garfunkel,  Bert Jansh [la meilleure], Nick Drake, Counting Crows… Pour ce qui est de l’album, sachez qu’il est disponible en import et qu’il fait très bien au pied du sapin. Au passage, pour ceux qui l’écoutent, l’album original s’arrête à « You Never Wanted Me » [Nan par ce que les bonus tracks c’est bien mais faut pas pousser : trop de bonus tracks tue l’album]

Je sais que vous mourez d'envie d’en savoir plus, alors allez faire un petit tour par et pis aussi.

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10 novembre 2008

Fleeeet Foxxxes

Fleet_Foxes

Dans la série Polly vous présente en retard (j’en connais un qui va encore râler) : l’album Fleet Foxes ou autrement connu sous le nom Ragged Wood. Retard : 5 mois. Oui bon, on ne se moque pas.

Les Fleet Foxes, sans être parfaitement identifiables, peuvent se ranger dans l’étagère des Bon Iver ou des Alela Diane, bref ce groupe de musiciens qui privilégient le retour à la nature, à l’acoustique et au chant sans artifice. [Pas des hippies, hein ! Quoique vu la barbe et la coupe de cheveux des Fleet Foxes, on est tenté d’en douter… Mais nan, ce ne sont pas des hippies, ce sont des bucherons : ils viennent de Seattle.]

Seulement, là où les chanteurs pastoraux aux voies feutrées et aux mandolines douces sont parfois gentiment soporifiques, ces fins goupils ont le bon gout d’inventer des mélodies suffisamment évoluées et bien ficelées pour nous garder éveillés. Enfin, émerveillés plutôt. Tout est là pour nous emmener vers d’autres cieux : harmonies, guitares douces, passages instrumentaux de toute beauté, production au poil…

L’album est d’une qualité [trop] rare : chaque morceau a son charme propre, de la mélodie terriblement accrocheuse de « He Doesn’t Know Why » aux flûtes péruviennes de « Your Protector » en passant par la justesse de « Tiger Mountain Peasant », digne héritière des folksongs des années 60, ou la simplicité de « Meadowlarks ».

A mi-chemin entre la pureté des Beach Boys et les divines complaintes du père Neil Young, les Fleet Foxes ne peuvent pas vous laisser de glace. Ils auraient pu être la BO du film « Into the Wild », (je les vois très bien entre les caribûs) tellement il faut sérieusement manquer d’imagination pour ne pas se sentir transporté dans une quelconque plaine sans fin en écoutant cet album.

Et puis bon, voilà encore un groupe qui a le sens du détail. La pochette d’abord, qui fait penser à un tableau de Bosch (non, pas le frigo, le peintre) mais qui n’en est pas un, l’absence de boîte en plastique qui embête tout le monde, le petit papier avec une sorte de prologue du chanteur auquel je suis particulièrement sensible, et puis l’EP assorti avec d’autres chansons (par ce que quand y en a plus y en a encore) pour la version limitée. Enfin, l’album est aussi disponible en vinyle pour les amateurs.

Vous l’avez compris, cet album est définitivement mon coup de cœur (tardif) de cette année, en attendant l’album des Artic Monkeys qui ne saurait tarder. Alors courrez acheter ce bijou si ce n’est déjà fait, même si finalement vous ne l’aimez pas après écoute, il le mérite.

En concert à emporter pour la Blogothèque, concert téléchargeable ici.

The Myspace

A écouter histoire de rentrer dedans: « He Doesn’t Know Why »; « Your Protector »; et « Tiger Mountain Peasant ».

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19 octobre 2008

Welcome To the Occupation

loyalty

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Ce qu’il y a de plaisant avec les Cold War Kids, c’est que ce sont, après des musiciens formidables et talentueux, de vrais esthètes. Leurs clips et leur site sont de petits bijoux, leurs albums aussi. La première chose remarquable avec « Loyalty to Loyalty », avant même de l’écouter, c’est qu’il est superbe. Rempli de clichés en noir et blanc très urbains comme sur le premier opus, le livret est un plaisir à parcourir. Le genre d’album qu’on ne regrette pas de ne pas avoir téléchargé dans les coins obscurs du net.

Que le mélomane soit rassuré, Les Cold War Kids n’ont pas, comme certains, cédé à la tendance du moment qui consiste à remplir les pistes avec des bouts de musique d’ordinateurs. Ils sont toujours absolument inclassables, leur blues-rock ou tout ce que vous voudrez est toujours aussi sombre et expérimental.

Musicalement parlant, le deuxième opus des californiens n’est, malheureusement, pas bien différent de « Robbers and Cowards ». Ne vous attendez pas à un changement de vitesse radical : à la première écoute, il est bien difficile de trouver une différence avec le premier. L’ambiance n’est pourtant pas la même. Moins étrange, moins épique. Les compositions paraissent plus assurées, point de joyeux bordel comme sur « St John » et d’ailleurs, je le regrette un peu. La production est bien plus propre, mais rassurez-vous, les Kids sont toujours aussi délicieusement fatigants à écouter.

Par ce que oui, on n’en sort pas en un seul morceau cet album. Ca ne se laisse pas écouter gentiment comme un MGMT ou un Kooks, non. Ca oppresse, ça inquiète, et encore, nous pauvres Français sommes préservés des textes sombres à souhait par la frontière de la langue. Terriblement cynique et corrosif (mais jamais pathétique), « Loyalty to Loyalty » pourra en rebuter certains, mais tant pis pour eux, car c’est surement un des meilleurs objets musicaux non identifiés ces temps-ci.

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11 juillet 2008

Creuse, qu'il a dit !

Je dis et je répète, je suis toujours en retard, et pour ce qui est des albums, j'atteinds des records. Il m'a fallu 4 mois pour daigner me traîner vers la fnac la plus proche (si tu es disquaire, fais-moi signe, on a besoin de tes services par ici...) et écouter le quatorzième album de Nick Cave and The Bad Seeds, "Dig !!! Lazarus, Dig !!!". J'ai bien failli passer à côté d'un truc, parce que cet album est tout à fait immanquable. Qu'on me pardonne, je n'ai pas trop envie de me lancer dans une "analyse" [nan, sérieux, comme si j'étais capable de faire une chose pareille...] je serais donc courte :  "Dig Lazarus Dig" est puissant, élégant, et puis surtout my dear, parfaitement rock n' roll ! Sur ceux, les amis, je pars en vacances (encore !!! ouais, je sais, j'suis grave) donc pas d'internet pendant une semaine... Mais bon, ça va pas trop chambouler la fréquence de mes articles, hein ? :D

Hihi ça me fait toujours rire... Sinon, est-ce qu'une bonne âme pourrait expliquer à l'imbécile en informatique que je suis comment mettre mes propres mp3 en ligne ? 

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08 mai 2008

Consolers Of The Lonely : Point De Vue Ultra Subjectif D'une Fan En Délire

Il est des albums dont l'achat, l'ouverture et l'écoute est un acte quasi-religieux. En tant que fidèle de Jack White, Consolers of the Lonely en faisait partie pour moi. Se rendre joyeusement à la Fnac, foncer au rayon indé, le trouver, là au milieu des autres, avec sa jolie couverture en noir et blanc, l'écouter vaguement mais de toute façon on sait déjà qu'on va l'acheter. Sortir va vieille carte d'adhérent, ses 17€, et repartir le pas léger vers le la châine hi-fi la plus proche. Arrivé à la maison, enlever le cellophane, ouvrir la boîte, mettre le CD, relancer trois fois le lecteur qui n'a plus la vigeur de sa jeunesse, prendre le livret, retourner la boîte pour avoir les pistes sous les yeux. Et là, c'est bien simple, soit on accède au 7eme ciel, soit... Soit il ne se passe rien.

Et bien croyez-moi ou pas, là, il ne s'est rien passé. Bon, mettons-nous d'accord tout de suite l'album est très bon, excellent même mais... Il y a un truc qui manque. Le génie made in Whiteland. La spécialité de Jack White a toujours été d'incorporer dans une musique très vintage des petites merveilles d'inventivité. Et bien là, je n'ai pas retrouvé ça, ce petit quelque chose qui fait de "De Stijl", "White Blood Cell", "Icky Thump" et "Broken Boy Soldiers" quelque uns mes albums préférés. Je m'explique.

D'abord j'ai tout de suite l'impression d'avoir sous les yeux et dans les oreilles un mini Icky Thump méllangé à un mini Broken Boy Soldiers. Rien que dans le premier morceau, si le début est très Raconteurs, le riff nerveux et strident spécifique aux White Stripes est là, au bridge. Et pendant tout l'album, j'ai le sentiment d'avoir d'un côté le groupe des Raconteurs et de l'autre, Jack White et sa guitare. D'un côté les trompettes, les riffs et les cornemuses et de l'autre côté le piano, les harmonies et les mélodies. Pourquoi ? Par ce que quand Jack White s'impose sur un disque, ça s'entend. Si derrière la plupart des compos on sent la patte de Brendan Benson, la musique est laissée à l'homme en rouge et à sa guitare stridente, bien plus que sur le premier. Si j'ai adoré le Jack White version Raconteurs, je ne suis pas du tout sure d'apprécier les Raconteurs version Jack White. Ca c'est juste le petit détail de la fan, petit certes, mais qui m'a quand même empêché d'apprécier cette album à sa juste valeur.

Mais White reste White, même un peu paumé entre deux groupes, il ne me laisse pas indifférente, et une bonne partie de l'album trouve grâce à mes yeux, particulièrement "Salute Your Solutions", tout le milieu de l'album dont le très mythologique "The Swich And The Spur" dont l'étrange fin est le seul texte du livret, "Top Yourself" (ce morceau aurait très bien pu être sur Icky Thump, comparez donc à "300 MPH Torrential Outpour Blues"), "Many Shades Of Black" avec son superbe riff de d'ouverture et son non moins superbe solo. Le sautillant "Five On The Five" ainsi que "These Stones Will Shout Out" et "Carolina Drama", les deux morceaux de clôture où on retrouve la bonne vieille racine de White, le blues. Par contre les poussées pop de "You Don't Understand Me" et "Rich Kid Blues" me sont plutôt étrangères,  mes oreilles ont du mal à supporter. Particulièrement le dernier qui se casse un peu la margoulette. (oulà elle vient de loin cette expression...)

Si je devais émettre une dernière critique sacrilège, l'album manque largement de cohérence par rapport à "Broken Boy Soldiers". Les morceaux se bousculent et se marchent sur les pieds. C'est dommage, à la prochaine fois Monsieur White ! Bon, si il y a des gens qui ont réussi à tout lire, j'attends vos avis.

Les lads de Nashville et le roi du rock indé.

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24 mars 2008

Midnight Boom : Une Tuerie !

Les lecteurs de ce blog auront remarqué que je ne fais pas beaucoup de "critiques" d'album. D'abord parce que j'achète surtout des classiques qui n'ont plus besoin de commentaires et ensuite parce que les nouveautés, je les achètes toujours en retard (pour avoir du recul sur l'oeuvre... :D ). Mais là, avec le dernier album des Kills, je crois être dans le timing. Bon, l'autre raison, celle qu'on avoue qu'à demi-mots, c'est que comme vous allez vous en apercevoir, c'est pas mon fort.

Midnight Boom est d'abord... une bonne surprise. Pour moi en tout cas. Je n'avais pas accroché avec les deux derniers, trop brouillons, je ne saisissais pas les morceaux. Celui-là en revanche, si il n'a pas du tout fait une croix sur le style "à l'arrache", (quoiqu'il y a des albums à l'arrache très bien, hein...) il le nuance avec des morceaux plus mélodiques et plus simples (on respire enfin ! Même si c'est de l'air raréfié.), et la belle voix d'Alisson Mossart est plus mise en valeur, plus posée, plus nerveuse aussi (meilleure production peut-être ?). L'univers est noir de chez noir, malsain, ça sent le wiskey, la cigarette froide et d'autres choses moins catholiques. C'est d'abord le morceau "U.R.A Fever" qui m'a fait écouter l'album : puissant, écrasant même. Les sonorités électro sont toujours là, avec par exemple le presque dançant "Cheep and Cheerful" ou "What New York Use To Be" qui me fait étrangement penser à CSS (je vais me faire taper, je le sens, déjà que le lecteur était énervé, maitenant il ne se contrôle plus.). "Tape Song" se défend bien aussi, un peu trop saccadé à mon goût. L'album continue avec de d'excellents morceaux un peu plus "légers", "Last Day of Magic" et "Hook and Line" (on sent là le vrai potentiel du groupe, comme avec U.R.A Fever, il arrête de se cacher derrière ses bruits et sa batterie et enrichie son "pannel sonore".) puis une ballade, "Black Ballon" et on s'enfonce encore plus dans la noirceur de l'âme en passant par "M.E.X.I.C.O", jusqu'à la douce fin de l'album, "Goodnight Bad Morning". Un peu la nostalgie après une crise de nerf.

Bref, si Midnight Boom ne révolutionne pas le genre, c'est un album réussi, fiévreux, explosif (il porte bien son nom) à ne pas mettre entre toutes les mains : Danger de transe...

A écouté en priorité : U.R.A Fever, Last Day of Magic, Hook and Line, Goodnight Bad Morning. 

The Myspace

The Site

Je vous laisse avec "You're A Fever, You ain't born typical...".

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14 octobre 2007

" Get up off your back, stop smoking that. If you change your life, do you think they'll change their mind ? "

Ca y est, il m'a eu le Doherty, avec ses délires de dandy romantique anglais... Oui, il était en terrain conquis, mais tant que ça quand on écoute les précédantes performance de son groupe Babyshambles. Il avait pourtant prouvé qu'il était capable de bien faire avec des bombes comme " The Blinding " ou " Fuck For Eveeeer " mais ça tournait quand même toujours trop dans la balade mielleuse et uniforme. Mais ce temps est résolu visiblement avec " Shotter's Nation ", qui contrairement à ces précedents forfaits, a un ensemble au niveau du tube radio, j'ai nommé ici Delivery. Et en plus, il a recommencé à faire des ballades correctes, ce qui était quand même son talent premier, la preuve avec " Lost Art Of Murder ", en français " L'art perdu de l'assassinat " :

Shotter's nation sent quand même bon l'essai de rédemption, comme dans " Delivery ", ou dans le morceau cité plus haut, mais sans étouffer totalement dans le regret et la nostalgie. Surtout quand on sait que c'est quand même un peu sa spécialité de crier haut et fort sa déprime et son côté martyr. D'ailleur cet album-là n'échappe pas à la règle, comme par exemple avec le magnifique " Unstookie Titled " où il crache joyeusement sur les tabloids, avec la mauvaise foi qu'on lui connait : " They sold my name after they stole my shame/ Sold my name ah yeah.../Thumbled my game, tumbled their game/ Tablet sized brains. "  ( non, je ne metterai pas de traductions, il faut se mettre à l'anglais un peu, les gens ! )Enfin on trouve aussi des choses un peu plus légère, comme " You Talk ", chanson co-écrite par son ex-fiancée top-modèle, et fort réjouissante ( comprennez la chanson :D ). D'ailleur en passant, la Kate a passé pas mal de temps à ce que je vois dans le studio de Pete, car elle a quand-même contribué à 4 chansons.

As a conclusion, si Shotter's Nation parrait plus réveillé et travaillé que son aîné " Down in Albion ", il a aussi un peu perdu de son côté poétique, pour se porter plus vers la mélodie efficace, ce qui finalement ne fait pas de mal. Et puis malgrès le fait que Doherty ai changé de producteur et n'ai plus à subir le " Plan A " des Libertines ( à bon entendeur... ), il prouve que le côté post-punk ne lui déplaisait pas non plus tellement, avec un " Side Of the Road " très énergique. J'ai noté aussi quelques influences roots et folk assez surpenantes chez lui, et même un orgue à la Doors ( mais si ! )

Mais si, puisqu'on vous le dit, Doherty is still a genius !!

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