In Rock We Trust

Vous qui adorez le son d'une guitare electrique, qui vouez un culte à Led Zep, qui croyez encore en Pete Doherty, qui traversez la france pour aller camper aux Eurockéennes, je vous salue. Gardez l'esprit rock ! Et Bienvenue_

17 septembre 2009

Fleet Foxes & Blitzen Trapper, live at « Le Grand Rex »

            Eh oui, ce moment tant attendu est enfin arrivé, ce fameux concert que j’attendais depuis le mois de juin : Les Fleet Foxes au Grand Rex, salle étrange s’il en est et pas vraiment idéale pour le concert d’une bande d’altermondialistes en chemises rayées et cheveux longs, mais soit. Mais à part le décor ambiance mille et une nuits et les fauteuils en vrai faux cuir en skaï jaune, rien, absolument rien dans cette soirée ne sonnait faux. Je dirais même que la performance des Fleet Foxes se rapprochait gentiment de la perfection.

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            La salle est à moitié vide lorsque les musiciens de Blitzen Trapper prennent discrètement la scène, mais les retardataires qui étaient encore en train de fumer leur clope ou d’engloutir leur McDo dehors viennent vite la remplir à l’appel des premières notes de « Sleepy Time in the Western World ». Mais moi j’étais à l’heure, à mon poste (très bien placé d’ailleurs) pour me faire une idée définitive de ce groupe oscillant entre country nouvelle génération, folk et rock teinté parfois de psyché (oui, ça m’a surprise aussi).

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..........Le public reste assez insensible malgré quelques bonnes âmes bruyantes au premier balcon, jusqu’à la chanson « Furr », terriblement efficace pour mettre tout le monde d’accord, surtout avec l’aide du leader des Fleet Foxes, venu supporter son « supporting band » avec quelques harmonies dont il a le secret et… un tambourin. Oui, le tambourin et les maracas seront les objets fars de la soirée, d’ailleurs j’ai regretté qu’ils ne fassent pas partie du marchandising, ça aurait pu être sympa dans le métro, enfin c’est une idée comme ça. Je suis complètement sous le charme de ce groupe certes un peu décousu dans le style mais plein de bonne volonté, et je profite donc de la balance pour aller me procurer leur album « Furr ».

            Après cette première partie fort agréable vient donc l’attente insoutenable, l’impatience, l’excitation, bref, je ne tiens plus sur mon siège rembourré, jusqu’à ce que la musique d’introduction des Fleet Foxes ne vienne soulager mon calvaire. La suite n’est qu’une heure et demie d’extase, de bouffées incontrôlables de bonheur. D’abord Robin Pecknold est encore mieux en vrai. Il mérite plus que jamais son surnom de Rrrrésous : je savais qu’il avait un talent incroyable et une voix d’or, mais pas qu’il avait autant de charisme : c’est bien simple, on ne voit que lui, on entend que lui. Pourtant il ne paye pas de mine, avec son bonnet rouge façon Commandant Cousteau, mais quel aura !

Et puis quelle musique… Les Fleet Foxes ont tout simplement inventé le remède universel au stress, au blues et autres préoccupations, bref, à tous ces maux qui sont les conséquences de notre société un peu trop matérialiste. Loin de toute mode, de tout phénomène social ou commercial, ce que j’ai entendu hier soir n’était que vérité et beauté. Aller à un concert des Fleet Foxes, à mon sens, c’est comme aller écouter la 9ème Symphonie de Beethoven ou je ne sais quel chef d’œuvre classique que vous connaissez mieux que moi. C’est beau et émouvant et parfait, et pis c’est tout.

            La performance est d’autant plus magique que c’est le dernier concert d’une tournée de 18 mois pour le groupe, et l’ambiance est donc particulière. En guise de final, Blitzen Trapper et une partie du staff rejoignent nos fins goupils sur « Blue Ridge Moutain », qui à la guitare, qui au chant et le reste… aux maracas ou autres percussions divers. « I love you. I love you, oh brother of mine… ». Amen.

Une vidéo et des photos, mais pas de moi, mon appareil photo m'a fait faux bond.

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11 avril 2009

Super Zimmerman

A ceux qui prennent Bob Dylan pour un vieux bougon névrosé. A ceux qui le pensent incapable d’écrire à nouveau de bonnes chansons. A ceux qui le trouvent ridicule. A ceux qui le voudraient mort. A ceux qui ne l’aiment pas. A ceux qui se disent déçus. Vous êtes tous une bande de rabat-joie qui feraient mieux de cesser d’écouter du rock pour se tourner vers des choses plus à leur portée ! Pour l’avoir vécu mercredi dernier, Dylan en live, c’est tout sauf chiant, c’est incroyable. C’est de l’Art, que diable !

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Autant vous dire qu’on s’en fout pas mal que le Zim ne salue pas au début du concert ou qu’il ne parle pas, quand on voit avec quelle passion il entre dans ses chansons, d’ailleurs, on a plutôt tendance à oublier que ce que donne un musicien, ce n’est pas de la politesse, c’est de la musique. Et justement, Dylan reste un des rares artistes aujourd’hui à être complètement habité par elle. Si ce n’était pas le cas, pourquoi à 68 ans, continuer à faire, tous les ans, une tournée au rythme de presque un concert par jour ? Dylan est de ces artistes que je tiens de la même trempe que les Stones par exemple, qui font de la musique par ce qu’ils ne peuvent faire que ça.

J’en suis maintenant convaincue, après avoir vu une version magique de “Lay Lady Lay“, à des lieues du morceau très variétoche qu’il était en 1969. Ce n’est certainement pas l’argent qui a permis au Zim de rendre à “All Along the Watchtower”, après 41 ans d’existence, tout son mystère et son onirisme. Sans parler des terriblement rock n’ roll “Stuck Inside of Mobile With the Memphis Blues Again”, “Highway 61 Revisited” (joué at full blast) et “Thunder on the Mountain”. Le Zim joue tour à tour le chanteur de hillbilly ou le bluesman à la Muddy Waters, comme pour “Til' I Fell In Love With You”, accroché à son harmonica, marquant le temps de sa jambe toujours aussi maigre. Et puis la plupart du temps il reste collé à son orgue, un rictus sur les lèvres, se balançant au rythme très marqué de la batterie. D’ailleurs cet orgue je l’ai entendu parfaitement, ce qui n’aurait peut-être pas été le cas lors de ses précédentes tournées.

Des défauts il y en a, bien sûr. A commencer par le groupe, qui manque singulièrement d’originalité dans les arrangements et qui au bout du compte est un peu lourdaud, même si les musiciens sont excellents et hyper professionnels. On regrette aussi que Dylan ne prenne pas la guitare plus d’une fois en deux heures, instrument dont il joue pourtant plus que correctement. Et puis j’ai aussi trouvé que “Like a Rolling Stone” et “Blowin’ in the Wind” étaient finalement les deux seuls morceaux ratés de ce concert. Pas à cause des arrangements trop différents des versions album, mais parce que le courant ne passait pas. Un chef d’œuvre joué sans conviction n’est pas un chef d’œuvre. Enfin bien sûr, il y a les morceaux qu’on aurait aimé entendre et qui n’ont pas été joués. Mais pour ça, un seul remède : il faut revenir !

    

Oui, on ne voit rien, c'est normal, les lumières n'étaient pas assez forte pour ces deux morceaux. Mon pauvre appareil photo fait déjà ce qu'il peut pour le son, faut pas trop lui en demander ! A voir aussi celle-ci qui n'est pas de moi :

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29 octobre 2008

Leonard Cohen, Live in Genèèève

Oui, je sais, aller voir un dinosaure en concert à l’autre bout de la France alors qu’il passe à un quart d’heure de chez soi, ce n’est pas la chose la plus rationnelle à faire. Mais bon, c’est toujours l’occasion de faire un mini-voyage à travers nos vertes contrées et le doux pays qu’est la Suisse.

Rappel des faits, le come-back de Leonard Cohen, on n’y croyait qu’à moitié, surtout à 120 € la place à l’Olympia, non mais faut pas pousser quand même. Ben pourtant, outre le fait qu’il ai un peu surestimé le porte-monnaie de ses fans, il n’y a strictement rien à reprocher au concert du papi. 6 excellents musiciens et trois choristes (dont Sharon Robinson, collaboratrice et co-auteur de longue date), lumière et décor soignés, 3 heures de concert, non vraiment, le bonhomme n’est pas venu les mains vides. Il se tient droit ou à genoux dans son costard et son chapeau, sa voix grave frôle l’infra-son mais remplit la grande salle pleine de vide (rarement vu une salle aussi laide que cette Arena de Genève.) avec autant de facilité qu’un chanteur d’opéra.

Cohen flirte avec le sublime à plusieurs reprises : « Who By Fire » et « Hallelujah » sont déclamées avec tellement de classe qu’elles se rapprochent encore plus de la prière. « Le Partisan », est moins sombre que l’originale mais pas moins émouvante. Même les chansons des années 80 (une grande parti de l’album « I’m Your Man ») reprennent un coup de jeune, délestées de leurs arrangements merdouilleux.

Bref, Cohen donne une bonne leçon de classe, de longévité et d’humilité aussi, pour ceux comme moi qui l’imaginaient hautain et trop sérieux. Même si on sait que les même blagues seront répétées des dizaines de fois, que les belles paroles du monsieur sont écrites dans le script et que le nombre de rappels est prévu à l'avance, on a l'impression de vivre un moment unique, voir même historique. Voici quelques vidéos (le reste est sur daylimotion) de ce merveilleux concert, par ce qu’en Suisse, on vous fait payer 30 euros pour 5mn d’autoroute, mais on vous laisse pendre des photos tranquille !

   

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15 octobre 2008

Joan Baez en concert, c’est pas n’importe quoi.

Bon, on va essayer de limiter les adjectifs mélioratifs et les superlatifs du genre "le meilleur concert de ma vie", faudrait que ça reste un minimum objectif quand même. Cet article n'est pas aussi bon que je le voudrais, mais j'ai une excuse : c'est le retour des angines et des rhumes, j'ai 38 de fièvre et j'ai un peu de mal à me concentrer sur mon clavier.

Avouons-le, quand on va voir un artiste qui est sur scène depuis 50 ans, qui a vécu 70 décennies et autant d’époques différentes on n’a qu’une trouille, c’est que ça tourne à la nostalgie pathétique et qu’au final, oui, tu as vu l’Icone mais non, tu n’as pas passé une bonne soirée. Ben pour Joan Baez, ça fait pareil, avec la peur, en plus, que la voix ne soit pas au rendez-vous. Mais vous vous doutez bien que ce ne fut pas le cas, et que même si la salle n’était qu’un parterre de toisons grisonnantes et de crânes dégarnis, la dame en face, elle avait gardé la voix, le charisme et la grâce de ses vertes années.

Non, cette fameuse voix n’a pas perdu un trémolo depuis les années 90 (pas 60, fau pas abuser non plus) et son jeu de guitare non plus. Joan Baez ce n’est pas le la variétoche à l’américaine, non. C’est une musique magnifique, qui coule comme une sorte de remède miraculeux à tout ce qu’il y a de négatif dans ce monde. A ce propos, on a bien sûr eu le droit à une allusion à Obama, applaudie chaleureusement par des gens qui ont surement voté Sarkozy. (moi, mauvaise langue ?) 

Joan Baez a chanté avec musiciens, sans, a capela (sans micro aussi, ce qui, devant une salle de 3 000 et quelques places est toujours impressionnant) et avec le public. Je n'ai pas la set list en entier, mais on a eu le droit en autre :

- à une très belle version de "Farewell Angelina", un peu plus roots que l'originale, avec violon et banjo

- à une version raccourcie mais non moins prenante de "With God On Your Side"

- à quelques chansons du nouvel album

- à deux chansons françaises, Manhattan-Kaboul et Le Deserteur, qui, je dois l'avouer, ne m'a pas laisser de glace (ça a quand même plus de gueule chanté par Joan Baez que lu par la prof de français du collège en 5eme)

- et bien sûr, à "Here's To You", dont finalement on se serait bien passé, m'enfin c'est avis qui n'engage que moi.

Bien sûr, standing ovation, bien sûr, 5 rappels (ou plus, j'ai pas compté en fait). Plus curieusement, une horde de gens quittant leurs sièges pourtant chèrement gagnés pour se rapprocher de la scène, debout. Au final, 2h de pure grâce, absolument sans fautes. Parfaitement parfait en tous points.

Je n’ai pas de vidéos à vous proposer puisque je savais que l’appareil photo allait être interdit et que je n’avais pas envie de m’encombrer d’un sac juste pour le cacher :D Mais pour ceux que ça intéresse, youtube est à votre service !

Quand à son dernier album, il est superbe (je sais, je suis pleine de surprises). Seulement, il est à 21€ à la Fnac et à la boutique du concert, il était à 20€ avec en plus « Bowery Songs ». Evidemment, moi impatiente, moi l’avoir acheté à la Fnac deux jours avant. T_T’

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Voilà, en gros, Joan Baez en concert, c'est ça.

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30 août 2008

"They tried to make me go to ROCK EN SEINE but I said No, No, No !"

Vous l’avez deviné, non, Amy Cavavin n’est point venue hier. Mais  moi, je suis bien contente, par ce que j’ai vu Jack White en vrai et que en plus, son concert était absolument divin. Avant de commencer le traditionnel live report, je voudrais informer mon aimable lecteur du cours du t-shirt de groupe. D’abord, sachez que le t-shirt nirvana subit une passe difficile : pas un seul narvananien sur le festival ! Le t-shirt rolling stones est quand à lui une valeur sure,  tout comme les red hots. Noté un seul ginzhu, un seul beatles (!), un seul metallica (!), un black sabbath. Bref, je ne vais pas tous les faire, mais la tendance est à l’originalité cette année !

17h45, premier concert de la journée, John Spencer Blues Explosion. Un peu décevant : les morceaux s’enchaînent et se ressemblent, le public n’est visiblement pas conquis, le groupe n’a pas l’air de prendre son pied non plus. Une heure de concert, et pas de rappel. La foule se disperse rapidement, et nous partons voir Brooklyn, groupe de méchés parisiens qui s’en sortent plutôt pas mal. Les morceaux sont sautillants, le son est impec, bref un concert assez plaisant mais qui ne dure que 20 minutes (bah ouais on va pas loin avec un EP). La prochaine sur la liste est Kate Nash. La jolie anglaise a nettement plus de succès : vêtue d’une jupe dorée vintage et d’un t-shirt rose fuchsia, elle commence au piano (lui-même décoré d’un rideau rouge et d’un nœud parfaitement kitch) : «Bonsoir, je m’appelle Kate Nash, j’ai deux chats, trucmuche et Molly, j’ai vingt et un an, et je suis contente !». Sur scène, les musiciens sont sapés comme elle, particulièrement la violoniste qui arbore une merveilleuse robe vintage mauve. Le concert est agréable, même si je ne connais aucune des chansons quelle chante. (Même pas reconnu pumpkin soup, tiens.). Au bout d’un moment elle passe à la guitare et là il faut bien le dire je m’ennuie beaucoup plus mais en définitive le concert fut fort agréable. Elle finit par le tube «Foundation», mais moi j’étais déjà partie me trouver une place pas trop mauvaise pour voir ceux que j’étais venue voir, THE RACONTEURS.

Je savais en allant voir les Raconteurs que j’allais avoir droit à un bon concert. Mais là, c’était franchement au dessus de ce que j’espérais. Une heure et demi de concert explosif, sans temps morts, tout simplement parfait. Le groupe dégage une énergie d’enfer et contrairement à Blues Explosion, ne se fiche pas de son public, qui le lui rend bien. Si j’avais trouvé leur deuxième album décevant, je dois bien avouer que sur scène il est meilleur que le premier ! "Salute Your Solution", "Consolers of the Lonely", "Hold Up", "Old Enough" et "The Switch and the Spur" sont génialissimes, et même les envolées pop de l'album qui m'avaient tant rebuté, comme "Rich Kid Blues" et "You Don't Understand Me" trouvent toutes leurs qualités sur scène. C'es Brian Benson qui prend le micro le plus souvent, tandis que les solos de White accompagnent le soleil couchant, le son est puissant sans jamais être bruyant. Quand White passe au piano, c’est le festival entier qui est accroché à ses doigts. Sur "Together", je crois entendre les gens chanter en coeur. C'est beaauuuu ! La scène et décorée : un rideau gris en carton aux couleurs de l’album fait le fond de scène, avec le R du groupe en haut. Derrière ce rideau de cirque, des arbres morts baignent dans la brume. Si ça c’est pas du sens de l’esthétisme ! Au bout d’une heure, le groupe quitte la scène puis revient pour le rappel. Seulement, comme choucroute girl est déclarée absente, le groupe joue les prolongations : nous avons le droit à une demi-heure de bonheur en plus. "Steady As She Goes" déchaîne évidemment les festivaliers (cf video). Le concert se termine si je me souviens bien par "Carolina Drama", puis le groupe salue et quitte la scène sous les applaudissements du public comblé. Hier soir les lads de Nashville ont fait une heureuse et 25.000 fans.                                                   

Rock_en_Seine_009

La joie de ce concert titanesque retombe vite avec l’annonce de l’annulation d’Amy Winehouse. On nous promet « des solutions de compensation », mais le mal est fait. Le prochain gros concert de la soirée est Justice, mais très peu pour moi, je préfère aller manger. La journée est clôt par the Streets, groupe de hip hop dont je concert commence par un :  «As you can see, I am NOT Amy Winehouse». Ils s’excusent plusieurs fois, rappent sur les paroles de «Rehab» (sans grand succès), bref, on voit bien qu’ils sont un peu dépassés par la situation. Mais le concert se passe tant bien que mal, devant tout le festival, qui attend peut-être une arrivée surprise de l’absente.

Les organisateurs du festival ont porté plainte contre Amy Winehouse : en effet Rock En Seine a toujours eu des problèmes d’argent (d’où le prix exorbitant du billet cette année) et ne peut pas se permettre une annulation de tête d’affiche deux fois de suite.  Je ne retiendrai de cette soirée que les Raconteurs, mais ils ont pour moi rentabilisés à eux tout seul le prix du billet ! Merci Mr White ! Vous êtes trop fort ! (et Benson et les autres aussi, bien sûr)

   

Cliquez ici pour les avoir en plus grand, et pour regarder les autres  ;^)

édit : Amy Winehouse était en fait à Londres dans un hotel, et à 19h, lorsqu'un taxi est venu la chercher, elle a fait mine d'avoir oublié quelque chose, et on ne l'a plus revue depuis. Elle est peut-être allé se cacher chez Doherty... ^^

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07 juillet 2008

Solidays In The Sun

Ils ont Glastonbury, nous avons Solidays. Quoi ? J’exagère ? Bon, ok, n’empêche que ce festival est devenu LE rendez-vous incontournable de l’été pour tout bon Parisien qui se respecte. Pas très rock, certe, mais vous ne trouverez pas mieux pour ce qui est de l'ambiance. Tout le monde avait sorti son plus beau t-shirt à message et son plus beau pantalon en toile acheté au marché dans une petite échoppe Africaine. Premier concert de la journée, (après avoir raté une demi-heure de Rhésus, bah ouais, le jour où j’arriverais à l’heure…) La Chanson du Dimanche. Moi qui m’attendais à un truc un peu confidentiel, ben nan, les deux lascars ont eu le droit à un public nombreux, survolté et de très bonne volonté. Bon, la bande enregistrée au synthé pour seul instrument ça fait un peu cheap mais finalement, on se laisse vite charmer par l’humour des personnages, et on oublie le reste.

Suit celui qu’on va voir PARCEQU’IL LE FAUT, j’ai nommé Richie Havens. Ancien de Woodstock et ancien tout court, il est forcément inratable pour moi, malgré les Ting Tings programmés à la même heure. Et ben pas déçue, concert impeccable, planant, le bonhomme rayonnant. Au bout de deux morceaux il s’est mis à causer en anglais des quelque chose qui devait avoir un rapport avec la guerre, le dur monde dans lequel nous vivons, etc. mais, m’étant exilé sur l’herbe depuis 10 minutes, je n’ai pas compris grand’ chose de son discours. En revanche, excellent moment que la reprise d’un classique de la folk musique, « Maggie’s Farm », dans une version tout à fait différente que celle de Dylan, et pas déplaisante. Une reprise des Beatles aussi, « Here Comes The Sun », chanson présentée comme « la plus joyeuse qu’il connaisse », et puis évidemment la très fameuse « Freedom ».

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Après ce grand moment « hippy, hippy, hourra », nous revoilà assis dans l’herbe (en bons glandeurs que nous sommes) pour écouter d’une oreille distraite les « Cowboys Fringuants ». Prenez un groupe de folklore celte, Tri Yann ira très bien, auquel vous enlevez quelques années puis rajoutez un accent québécois, branchez le tout et faites-les chanter des paroles plus ou moins engagées, et vous obtiendrez quelque chose s’approchant des Cowboys Fringuants. Je sais, ça fait peur.

Après avoir préféré un casse-croûte à IAM (rhooo quel dommage), retour vers le Dôme pour assister à THE concert, The Gossip. Beth, explosive, était fort peu habillée, et d’ailleurs elle a finit en maillot de bains ou en sous-vêtements, on ne sait pas trop, pour prendre, vous l’avez deviné, un bain de foule. Les tubes et les moins tubes s’enchaînent et la voix époustouflante de Beth finit d’ameuter les festivaliers encore en train de manger. Finalement, après deux rappels, la jeune femme grimpe devant un panneau « Solidays 2008 », toujours en petite tenue, pour dire au revoir au public : « Bisous, Bisous, Bisous ! ». On souffle, enfin. Ce fut bien, ce fut beau, ce fut parfait.

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17 décembre 2007

I'm Not There

Mention spéciale pour Cate Blanchett, en Bob Dylan version «  agitateur ».

Voilà donc comme prévu un «  petit » article sur le fim de Todd Haynes,   « I’m Not There  », retraçant les vies du poète, du génie, du parfait Bob Dylan, à travers sept de ses nombreuses facettes. Sept Acteurs différents, illustrant du « Protest-singer » folk au Dandy millionnaire en passant par l’enfant surdoué, l’Hermite ou le prêcheur illuminé. Parmi les acteurs, on retrouve la bluffante Cate Blanchett, ou l’étonnant Richard Geer. Mais ce film n’est pas une biographie. C’est une vision du poète, une tentative de le comprendre à travers ses divergences, ses paradoxes, ses idées.

Ce n’est pas une biographie au sens propre, car il ne faut pas espérer apprendre, ou même comprendre quelque chose de sa vie. C’est sa pensée qui est étudiée ici, et non ses mémoires. Surtout que les évènements sont souvent dans le désordres, ou même inventés, comme le prévient le générique : «  Selon les vies vraies, fausses, authentiques, exagérées, réelles, révées de Bob Dylan ». Le passé, le présent et l’imaginaire se mêlent sans distinction, laissant place au génie et au caractère du personnage.

Et puis, seul une personne connaissant bien la vie et l’œuvre de Dylan peut s’y retrouver au milieu de la foule d’allusions, d’images qui arrivent à l’écran, au hasard d’une parole ou d’une chanson, comme ce «  Just Like a Woman ! » lancé par Cate Blanchett. ( un exemple parmi d’autres ). Le cinéphile, lui, appréciera sûrement, le film est d’un esthétisme fort, tout particulièrement le passage de la chanson «  Ballad of a Thin Man », lors de ce concert hué à Londres. Mais pour les autres, dont je fais partie, le film est parfois ennuyeux, souvent incompréhensible. Mais voilà : il colle parfaitement à Bob Dylan, et c’est son point fort : on se croirait immergé dans la chanson «  All Along the Watchtower » : abstrait, et pourtant ce doute persistant : Y a-t-il quelque chose à comprendre là-dedans ?

Finalement, ce film est beaucoup plus réussi qu’il n’en a l’air. Une belle plongée au cœur de l’univers Dylan. Et puis, franchement, la BO est pas mal réussie. :p

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21 octobre 2007

Rock 'n' Roll Dominical

Aujourd'hui c'est dimanche. C'est donc le jour étiqueté " JOUR DE LA CULTURE ".

Et ajourd"hui, la culture, c'était ça :

Une très belle expo, et un vrai plaisir pour les oreilles en plus, ce qui ne fait pas mal. Où l'on apprend comment le rock & roll a tout piqué au Rythme and Blues des Noirs Américains, comment Sun Records est devenu en 2 ans LA référence des grands noms du rock, sous la coupe d'un producteur audacieux, courageux, et surtout, au pif incomparable. Les évènements majeurs du rock se trouvent confrontés aux évènements de l'époque, comme le bombardement d'Hiroshima, la guerre en Corée ou encore une présentation par photographies successives de ce que voulait dire " être noir " dans les années 50 en Amérique. Bref, on en apprend des choses dans cette expo, mais si par hasard vous avez décidé de m'écouter et d"y aller, il va falloir vous dépêcher, par ce qu'elle se termine à la fin du mois. A prévoir aussi à la fondation, une expo sur la grande dame Patti Smith. Voilà Voilà. Let The Musik Play !

                              

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