09 octobre 2009
Les Feuilles Mortes se Ramassent à la Pelle
Je viens d'apprendre la mort de Robert Kirby, le monsieur à qui l'on doit les orchestrations des albums de Nick Drake, et dont on retrouve la patte chez The Magic Numbers, Elvis Costello, Linda Thompson, Paul Weller, Elton John, John Cale... Mais surtout chez Nick Drake. Une bonne occasion comme une autre de découvrir ou de redécouvrir l'époustouflant "Five Leaves Left" par exemple et de l'écouter encore, encore, encore, et encore...
A part ça, en parlant de folk, Alela Diane a sorti un EP enregistré en compagnie d'Alina Hardin il y a quelques jours, une espèce d'annexe au merveilleux "To Be Still". Et bien sûr, c'est génial.
13 avril 2009
Le Retour des Anglais
J'aime le printemps. D'abord il y a les oiseaux, le soleil (ou presque), les bestioles, les fleurs... Et puis il y a les disques. SURTOUT les disques. Tout une flopée de nouveaux disques qui tombent comme les oeufs de Pacques (si si, j'assume cette comparaison stupide et de mauvais goût). Si c'est pas merveilleux.
Art Brut a sorti il y a deux jours leur troisième album, "Art Burt vs. Satan", et ceci en est le prermier single, "Alcoholics Unanimous". Et quel plaisir d'entendre que les mauvais élèves du rock anglais n'ont pas dérogé au rock pour somber comme leurs petits camarades dans l'électro bouseuse. Alors certes, ils n'ont pas évolué d'un iota et je ne sais pas si cet album est bon mais bon sang, ça fait plaisir de les retrouver. Un petit verre pour fêter ça ?
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Maxïmo Park ont gagnés tout mon respect grâce à un morceau, que je tiens comme un des meilleurs de ces cinq dernières années, "Books From Boxes". Pour moi ce sont un peu des Kaizer Chiefs distingués. Bon evidemment ils se sont un peu ramollis depuis "A Certain Tigger" mais "Our Eathly Pleasures", sorti il y a peu-être deux ans était vraiment très bon, je place donc tous mes espoirs en "Quicken the Heart" qui sort le 11 Mai prochain.
Alors, heureux ? Moi en tout cas je le suis.
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06 janvier 2009
Mais Qui A Tué Ron Asheton ?
Ron Asheton, le guitariste et membre fondateur des Stooges a été retrouvé mort chez lui aujourd'hui à l'âge de 60 ans. Les Stooges n'ont beau être qu'une bande de loosers antipathiques, ça fait me quand même de la peine. A part ça, bonne année quand même. Pour ceux qui se demanderaient encore où j'étais passée, n'ayez crainte, je reviens bientôt. Dès que j'aurais résolu mon problème d'inspiration, en fait.
Qui a dit que les hippies étaient mous ?
09 octobre 2008
Ceci n'est pas une solution de facilité (même si ça en a l'air).
Bon, j'avais prévu d'écrire de beaux articles avec ma plus belle plume mais je manque de temps. Et en plus, il faut bien le dire, il ne se passe rien, même pas un petit ragot croustillant à raconter sur Amy Cavavin. Du coup, le lecteur impatient n'aura le droit qu'à une video du nouveau single des Cold War Kids, "Something Is Not Right With Me". Prévu a priori, au moins un article sur le concert de Joan Baez (encoore elle ! Ben oui, encore elle.) à Paris lundi prochain et sur son nouvel album (d'une pierre, deux coups) et pis p'têt ben un autre sur Emilíana Torrini, et pis pourquoi pas une petite playlist, si vous êtes sages.
17 septembre 2008
Adieu
Richard Wright, clavier des Pink Floyd, est décédé lundi dernier à l'âge de 65 ans, à la suite d'un cancer fulgurant, encore un. Deux ans après le décès de Syd Barrett. C'était un des membres fondateurs du groupe, un de ses pilliers aussi, qui n'a pas eu la vie facile au sein des Pink Floyd mais qui est responsable de beaucoup de ses plus grands morceaux. Rest in peace, Mr Wright.
26 août 2008
Quel Cirque !
Ceci n'est pas vraiment un duo au sens strict du terme puisque Lennon chante tout seul. Bon, ok. N'empêche, John Lennon et les Rolling Stones jouant ensemble, on voit pas ça tous les jours, sauf pour ceux qui ont le fameux Rock and Roll Circus des Stones chez eux. Sans parler de Lennon et "Michael" Jagger papotant comme des papis au début... Yer blues, John !
15 août 2008
Cat Stevens
Je viens de rentrer dans mon home sweet home Parisien, j’ai retrouvé les joies des fins d’été fraîches mais ensoleillées de la capitale et ma foi, je me rends compte que je suis bien seule. Que sont mes amis devenus ?? Partis se dorer la pilule. Donc, pour occuper mes journées quoi de mieux qu’un article de deux pages décourageant sur Cat Stevens ? Je vois que vous êtes perplexes, et bien tant pis.
D’abord Cat Stevens, c’est forcément des souvenirs en pagaille. C’est en fouillant dans la petite discothèque familiale un jour, que j’ai trouvé un best of datant de 1990. Et j’ai reconnu des morceaux que je connaissais depuis l’enfance. Les mélodies de «Wild World», «Moonshadow», «Where does the children play ?» étaient coincées dans un coin de mon cerveau, attendant juste de refaire apparition. Comment rester insensible à cette douceur simple qui émane de sa voix, du piano, des mélodies qui coulent toutes seules. Les orchestrations ne tombent pas dans le romantisme béat, mais rythment avec élégance des compositions par moment presque parfaites. La guitare claire et sans fioritures accompagne une voix parfois douce et calme, parfois emportée et puissante. Même des tubes intemporels comme «Wild World», «Sad Lisa» ou «Lady d’Arbanville» paraissent emprunts d’une grande modestie et d’une innocence inébranlable.
Maintenant que j’ai plus ou moins exprimé pourquoi j’aimais beaucoup Cat Stevens, il faut bien que je parle un peu du personnage. Comme je ne peux pas tout dire, je m’arrêterai aux années 60, le reste mériterai carrément un autre article.
De l’innocence, Cat Stevens en avait à revendre lorsqu’à 18 ans, au début de l’année 1966, il présente ses compositions à Mike Hurst (Qui produira par la suite Manfred Mann et Belle and Sebastian, entre autres). Celui-ci le fait enregistrer en juin: il rajoute à «I Love My Dog» la lourde orchestration qui fera son succès. Le morceau sort avec pour face B une ballade folk, «Portobello Road» qui contraste fortement avec les violons du single. Stevens ne l’a pas écrite, mais la mélodie est de lui. A la suite de la sortie de l’album en novembre, le jeune homme commence une période de promotion intensive qui lui permet, après la sortie du single «Matthew and Son» un mois plus tard, de prendre d’assaut le haut des charts et de devenir une véritable pop star. Après cette préparation du terrain, l’album «Matthew and Son» est évidemment acclamé. S’il n’est pas parfait en tout point, il comporte des perles aussi bien pop que folk : «The Tramp», «Granny», «I see a road»… Et puis surtout, il est époustouflant de créativité et de précocité. Le jeune «Cat» se jette alors à corps perdu dans le mode de vie d’une star de la pop londonienne. En décembre, il sort un nouvel album, mais cette fois-ci sans Hurst : il semblerait qu’il en a marre des orchestrations de son producteur. Le résultat est plutôt surprenant, trop pour le public londonien des années soixante qui le rejette. «New Masters», long album définitivement pop n’a donc pas le succès escompté. Pourtant, malgré un début plutôt difficile, il montre bien le potentiel du jeune compositeur. On ne peux pas s'empêcher de penser à Donovan, aux Beatles... Et puis l'album comporte tout de même son lot de bons morceaux: "Lovely City (When Do You Laugh)" par exemple a des airs de classique.
Ce naufrage finit le travail commencé par le train de vie dangereux de Cat, qui choppe la tuberculose au début de 68. Il est hospitalisé, et c’est la fin de la période 60 pour lui. Il ne réapparaitra qu’en 70, tel qu'on le connait, avec barbe et un fort penchant pour la religion, mais surtout avec les tubes cités plus hauts qui placeront définitivement son nom au rang des grands song-writers des 70’s.
23 juillet 2008
Une Fille et Un Piano.
Voilà une espèce de gospel à une voix sorti directement du gosier de Laura Nyro. Laura Nyro (Nyro étant la simplification graphique de Nigro, son vrai nom) est née au Bronx en 1947 et décédée en 1997. C'est une folkeuse (plutôt jazzy en l'occurence) de New York, arrivée sur le tard sur la scène folk. La chanson s'appelle "Save The Country"; c'est elle qui a écrit cette chanson (même si elle paraît très traditionnelle dans les paroles) mais ce n'est pas elle qui l'a fait connaitre puisque qu'elle n'avait pas un franc succès en tant que chanteuse. Je me demande pourquoi, mais il faut dire aussi que ce n'était pas trop le style de l'époque...
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Merci Kioumi pour le piston :D
19 juillet 2008
A Midsummer Night’s Playlist*
Après Noël et la Saint Valentin, vous ne pensiez tout de même pas échapper à la playlist de l’été ! 5 titres remplis de bonne humeur, de soleil et de cigales, et de… enfin bref, let the music play.
The Crabs, groupe de la fin des années 90 si je ne me trompe pas, et à ne pas confondre avec d’autres crabes, à crêtes ceux-là et bien plus vieux. Je ne sais plus bien comment je suis tombée sur cette chanson, mais je l’aime bien.
Hiiiiiiii :D. Voilà à peut-près l’effet que me font les Beach Boys.
Un classique. Je propose un truc, on va tous balancer la tête de gauche à droite en même temps devant son écran [en ayant pris soin de ne pas être surpris, car si le ridicule ne tue pas, la honte, si.] et chanter tous en cœur : « In the summertime/When the weather is high/You can stretch right up/An' touch the sky/When the weather's fine/You got women, you got women on your mind/Have a drink, have a drive/Go out an' see what you can find » Et là, si il y en a UN qui est encore grognon après, je ne peux plus rien faire pour lui.
J’ai acheté il y a quelques mois « Daydream » (le fameux) des Lovin’ Spoonful [les cuillerées amoureuses ? faut qu’on m’explique là]. Et si tout le monde s’en fiche, je tiens à dire que j’aime cet album. L'été dans la ville, moi j'dis ça dépends de la ville, par ce que ici on est plutôt en septembre...
Et on finit avec un blues pas trop déprimé du vieux Cochran.
Bon, il y en avait des centaines d'autres, à vous de jouer !
*J’en connais un qui doit se retourner dans sa tombe…
12 juillet 2008
Il Faut Sauver le Soldat Cohen

Vous êtes près à sortir vos billets ? Ou carrément le téléphone pour le banquier, par ce que bientôt va falloir faire un emprunt : prix des places les moins chères pour le concert ultra rare et ultra couru de Leonard Cohen à l'Olympia de Paris ? 128€, payables en 3 fois sans frais. Bah ouais, le pauvre, il faut qu'il renfloue un peu son compte en banque, vous pensez, on lui a tout volé. Haaa il peut faire le fier, devant son velour, là, n'empêche, il aurait pas eu des milliers de fans fortunés ne jurant que par son art, il serait resté sans le sou ! Je m'explique, mônsieur a décidé un beau matin de se couper de la civilisation pour aller se planquer dans un monastère. Ce qu'il avait pas prévu, c'est que pendant qu'il jouait les repentis, le petit malin qui gérait ses comptes a tout détourné. C'est balo. Du coup, hop! petite tournée mondiale. Je souhaite un bon concert aux Happy Few qui logent dans le 16eme, bouffent au Ritz et vont se faire offrir une place au premier rang, à côté de Carla Bruni et d'un ministre. RRrrrr....

