In Rock We Trust

Vous qui adorez le son d'une guitare electrique, qui vouez un culte à Led Zep, qui croyez encore en Pete Doherty, qui traversez la france pour aller camper aux Eurockéennes, je vous salue. Gardez l'esprit rock ! Et Bienvenue_

08 novembre 2009

"I Hate Myself And I Want to Die" : On Remet le Couvert

Tous les ans ou presque Universal se débrouille pour retrouver quelque chose de Nirvana à réchauffer, histoire de rajouter quelques dollars aux milions rapportés par les royalties de ce groupe ultramédiatisé. Le DVD du "MTV Unplugged" l'année dernière, "Live! Tonight! Sold Out!" l'année d'avant, et cette année, l'opération commerciale porte le nom de "Live at Reading", un enregistrement datant de 92, donc le Nirvana dernière mouture, désabusé et sponsorisé par MTV. Pour beaucoup Nirvana ne présente strictement aucun intérêt, et je suis d'accord avec eux pour dire que ce n'est certainnement pas le meilleur groupe de l'histoire du Rock n' Roll, hein, on aurait pu faire sans. Oui mais, je l'aime quand même, cette bande d'imbéciles crasseux. J'aime l'énergie qu'elle dégage, le côté mis à nu. Et ce que j'aime dans ce "Live at Reading", ce sont les efforts désespérés que font ces trois-là pour tenter de faire du Rock n' Roll quand même, malgré la médiatisation, malgré un public d'adolescents nourris aux dessins-animés et aux hits tu top 50, malgré le fait qu'ils ne sont pas à leur place. Nirvana n'aurait jamais dû être connu, et n'aurait donc jamais dû sortir ce live. En voilà le seul intérêt.

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01 septembre 2009

Oyez braves gens, la fabuleuse histoire des Blitzen Trapper

Nous sommes le 1er Septembre, soit le premier jour de l’hiver à Paris. Je suis sérieuse. Ici il y a deux saisons, comme sous l’Equateur : la saison sèche, où la pollution permet d’attendre artificiellement les 30°C nécessaires au bon fonctionnement de Paris Plages, et puis la saison des pluies, qui commence invariablement le jour de la rentrée des classes. Et oui, cette pluie est là pour nous rappeler que le temps des réjouissances est fini, que l’ultimatum pour retrouver son passe navigo se rapproche dangereusement et que dans quelques jours il faudra retourner trimer. Bien sûr cela ne réjouit personne ! Sauf peut-être l’accro au travail dont le cœur bat plus fort à l’idée des responsabilités et des challenges excitants qui l’attendent, mais lui je ne le considère pas comme une vraie personne de race humaine.

Bref, comme il est hors de question que je me fasse avoir par cette pluie de mauvais augure, je vais vous parler d’un groupe américain dont la musique contient pour moi assez de soleil et de bonne humeur pour vous revenir quelques semaines en arrière. Blitzen Trapper, car tel est son nom, est un groupe de Portland, Oregon, signé chez Sub Pop, label ayant eu ses heures de gloires dans les années 90 avec le mouvement grunge. Mais rassurez-vous, ici s’arrêtent les ressemblances avec les affreux méchants amis (et ennemis) de feu Kurty.

Blitzen Trapper, ce serait un peu comme un groupe 100% américain qui aurait fait un stage intensif de rock indépendant anglais. Ca paraît improbable, mais c’est vraiment ça : le son américain est là, mais l’intelligence aussi (ouf !). Blitzen Trapper est en effet un des rares groupes qui rappellent à nous, pauvres européens, que la musique made in USA ne se limite pas aux soupes insipides que nous servent les bandes FM. Alors bon, ce groupe n’est peut-être pas la révolution en marche, mais il réchauffe quand même le cœur du mélomane, comme des Cold War Kids ou des Fleet Foxes (qui vont réapparaître très vite dans cet article, je vous préviens). Comme d’habitude pour un groupe indépendant de ce calibre, le mélange est simple : folk et rock, du vieux et du neuf, une bonne dose de talent et d’originalité, et ça marche.

Si je puis conseiller un album à mon aimable lecteur qui est déjà bien trop bon et généreux de m’accorder ces quelques minutes d’attention, ce serait le dernier en date (2008), « Furr ». Parce que si le premier est bien, les deux suivants pas mal, le quatrième album de Blitzen Trapper défonce vraiment tout. Bon, et la raison ultime pour laquelle je parle de ce groupe, c’est que je vais le voir dans quelques jours en première partie des excellentissimes, des incroyables, des merveilleux Fleet Foxes. Raaaah… mon cœur défaille déjà.

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20 juillet 2009

M'en vais combattre la grippe !

Mes amis, I might be gone for a long ol' time, comme ils disent au pays où je m'en vais demain. Je vous laisse donc avec cette vidéo de Led Zep quand ils étaient encore jeunes, sexy et frétillants. Et comme je ne perds jamais une occasion de revenir à la folk music, je vous laisse aussi avec la version originale de cette chanson, enfin plus exactement la version que Jimmy Page a entendu avant de la reprendre avec Plant. C'est un enregistrement de 1962 de "Babe I'm Gonna Leave You", chanson écrite une dizaine d'année auparavant par Anne Bredon, interprétée en concert par Joan Baez. Je sais bien que rien que le nom en fait grimacer certains... mais écoutez quand même, vous ralerez après. Sur ce, bonnes vacances.


Découvrez Delta Spirit!

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13 mai 2009

Kasabian met le feu aux poudres*

Kasabian, un groupe à tubes comme je les aime : on ne leur demande pas de faire des prouesses musicales, mais seulement d'égayer nos journées avec des morceaux tels que "Fire", troisième single de leur troisième album à venir (le 8 juin), qui porte le nom étrange de "West Ryder Pauper Lunatic Asylum". Qui n'a pas gueulé "Shoot the runner, shoot shoot the runner !" ou sautillé bêtement sur l'énorme single "Empire" il y a trois ans ? Vous ? Eh bien changez de radio, enfin faites quelque chose, c'est intolérable. Prenez donc exemples sur ceux qui se souviennent de L.S.F, sur le premier album du groupe, qui valait bien une "Bitter Sweet Symphonie". Bref, si je me fiche royalement des albums de Kasabian, j'adore leurs singles. C'est pas pour rien que ce sont les potes d'Oasis...  Le deuxième groupe le plus prétentieux du monde après les frères sourcils est de retour, et il n'y a pas de quoi se plaindre.

*Je m'excuse platement pour ce titre qui bat tous les records de banalité.

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23 avril 2009

"All you soul searchin people c'mon !"

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"Ode to Sunshine", sorti fin mars en France date en fait de 2007 et en est à sa deuxième réédition. Comme d'habitude, nous sommes les derniers servis (quoique, ayons une pensée émue pour les habitants du Kazakhstan). Delta Spirit vient du soleil de la Californie, San Diego plus précisemment. Et en écoutant cet excellent album, il y a un groupe qui m'est venu à l'esprit, c'est bien sûr Cold War Kids. Venant de moi, la comparaison est flatteuse. Pianos de bar, rythmes saccadés et chant haut perché, oui, on a bien là les petits frères des Kids que j'aime tant. La même capacité à mélanger blues, rock, folk et autres pour en faire quelque chose de complètement différent, la même obsession de l'autenticité. Le résultat est très loin de toute mode ou revival, extentrique, et mérite bien son étiquette de rock indépendant. "Ode to Sunshine" a peut-être beaucoup moins de profondeur que "Robbers & Cowards" et "Loyalty to Loyalty" mais renferme son lot de très bonnes chansons, comme "People Turn Around", "Bleeding Bells" et "Battle of Vitaly" (folk song malheureusement absente de l'édition française). Bref cet album imparfait est mon coup de coeur de ce mois-ci et je ne peux que vous encourager à vous le procurer dque façon que ce soit. Car comme tout le monde le sait, l'important, c'est le live ! Surtout avec Delta Spirit, qui ont la réputation d'être particulièrement compétents dans ce domaine.

   

Deux pour le prix d'une, je ne suis pas arrivée à les départager...

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22 avril 2009

Les White Stripes, c'est pas encore pour tout de suite !

J'aurais voulu poster ce morceau sans vidéo, juste pour laisser à mes aimables lecteurs (the happy few) le loisir de deviner quels sont les musiciens en présence. Bon, avec l'image, rien de plus facile : la voix d'abord, c'est bien sûr Miss Alison Mosshart, alias VV chez les Kills. A la basse, l'énigmatique Jack Lawrence, vu dans... la liste est longue : Blanche, the Greenhorns, the Raconteurs, bref, des groupes plus excellents les uns que les autres. A la guitare... Jack White ? Mais non enfin, point de riffs stridents ni d'envolées délirantes ici. Non, cette fois-ci c'est à la batterie qu'on retrouve sieur White. Si si, tendez l'oreille : rythme binaire, usage peu commun des toms (c'est comme ça qu'on dit, non ?) et de la grosse caisse... c'est bien lui. Et à la guitare, puisqu'il en faut bien un, c'est Dean Fertita des Queens of the Stone Age et autres, là aussi la liste est longue. Bref, j'arrête là ma litanie on l'aura compris, The Dead Weather, c'est du lourd, c'est du White mais pas que, et en plus ça sort un album en juin.

Si il y en a que ça intéresse, j'ai de la lecture pour eux. Oh, j'oubliais, outre ce premier single, vous trouverez dans les videos similaires leur reprise d'un vieux tube cold wave (? j'espère ne pas me tromper d'étiquette) de 1979, "Are Friends Electric", de Gary Numan. Oui, vous savez, un de ces traître à qui on doit la popularisation du synthé...

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13 avril 2009

Le Retour des Anglais

J'aime le printemps. D'abord il y a les oiseaux, le soleil (ou presque), les bestioles, les fleurs... Et puis il y a les disques. SURTOUT les disques. Tout une flopée de nouveaux disques qui tombent comme les oeufs de Pacques (si si, j'assume cette comparaison stupide et de mauvais goût). Si c'est pas merveilleux.

Art Brut a sorti il y a deux jours leur troisième album, "Art Burt vs. Satan", et ceci en est le prermier single, "Alcoholics Unanimous". Et quel plaisir d'entendre que les mauvais élèves du rock anglais n'ont pas dérogé au rock pour somber comme leurs petits camarades dans l'électro bouseuse. Alors certes, ils n'ont pas évolué d'un iota et je ne sais pas si cet album est bon mais bon sang, ça fait plaisir de les retrouver. Un petit verre pour fêter ça ?

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Maxïmo Park ont gagnés tout mon respect grâce à un morceau, que je tiens comme un des meilleurs de ces cinq dernières années, "Books From Boxes". Pour moi ce sont un peu des Kaizer Chiefs distingués. Bon evidemment ils se sont un peu ramollis depuis "A Certain Tigger" mais "Our Eathly Pleasures", sorti il y a peu-être deux ans était vraiment très bon, je place donc tous mes espoirs en "Quicken the Heart" qui sort le 11 Mai prochain.

Alors, heureux ? Moi en tout cas je le suis.

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01 mars 2009

Dewey Martin et autres surdoués de Buffalo Springfield.

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Il y a un mois s’est éteint le batteur d’un des groupes américains les plus brillants (mais aussi des plus éphémères) de la fin de la décennie 60’s, Buffalo Springfield. Dewey Martin, âgé de 66 ans est mort tout seul, lui aussi, a été retrouvé le lendemain, lui aussi, à cause de problèmes de santé prématurés, lui aussi. Bref, une fin de rockeur, tout ce qu’il y a de plus pathétique. Martin est né au Canada en 40, en Ontario plus précisément, comme… ben oui, comme le père Young, qui, comme on s’en doute, ne va pas tarder à se pointer dans cet article. Notre défunt nait Dwayne Midkiff. Il joue d’abord du saxo puis se rabat sur la batterie à l’âge de 13 ans. Il apprend en jouant sur les morceaux des Everly Brothers, c’est-y pas mignon ?

A 20 ans, il quitte le Canada pour Memphis où il va jouer pour, entre autre, Carl Perkins et Roy Orbison (mais si, le gars de « Pretty Woman »), puis avec une ribambelle de groupes de la côte ouest. Il vit alors à Los Angeles, en même temps qu’un certain Stephen Stills, un Richie Furay, un Bruce Palmer et un Neil Young, ces deux derniers vacant en toute illégalité sur le territoire américain. Il fallait bien qu’un jour ou l’autre ces 5 musiciens tous plus doués les uns que les autres se trouvent et c’est chose faite en Avril 1966. En fait, ils se connaissent tous déjà plus ou moins : Furay est avec Stills et Palmer avec Young (normal, franchir une frontière dans la même voiture sans visa, ça crée des liens) lorsque, selon la légende, ils se rencontrent dans un embouteillage sur le Sunset Boulevard de L.A, en voiture. Stills reconnait le corbillard immatriculé Ontario de Neil Young (un mec avec qui roule en corbillard, ça marque), ils se sont rencontrés dans un club au Canada et justement, il le cherche. Tout ce petit monde sympathise, décide de monter un groupe quelques jours plus tard et cherche alors un batteur. Au même moment, Martin se fait virer d’une de ses innombrables formations. Il contacte le groupe, qui va donc s’appeler Buffalo Springfield, comme le rouleau compresseur qui stationne en face de l’hôtel de Stills et Furay.

Le premier album éponyme qui sort en octobre donne le ton : Buffalo Springfield veut dépasser les Byrds (c’est fait) et voir même pourquoi pas les Beatles. L’album est porté par l’incroyable « For What It’s Worth », écrit par Stills en réaction à une émeute dont il a été témoin (décidemment, ce genre de choses l’inspire, cf. Ohio). Ils sortent encore deux albums, « Buffalo Springfield Again » puis « Last Time Around », avant de se séparer en 1968 à cause (déjà) de problèmes d’ego entre Stephen Stills et Neil Young. C’en est fini d’un des groupes les plus prometteurs de la West Coast. Entre temps, Palmer a eu le temps de se faire renvoyer par la police dans son pays d’origine et de revenir en douce. Il va continuer une carrière plutôt discrète et meurt le premier Octobre 2004. Stills et Young, on sait ce qu’ils deviennent. Furay forme Poco avec un des bassistes remplaçants temporaires du groupe, Jim Messina. Et puis notre Dewey va continuer son chemin, mais avec un poil de nostalgie puisqu’il fonde un deuxième Buffalo Springfield, appelé tout bêtement « New Buffalo Springfield ».

à écouter aussi : Mr Soul, Nowadays Clancy Can't Even Sing, I'm A Child.

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20 janvier 2009

He's the Man !

Certains reconnaîtrons peut-être la patte caractéristique de Josh Homme dans ce nouveau Eagles of Death Metal, "Wannabe in L.A". C'est tout à fait normal, puisque c'est un membre éminent du groupe, même si il est occupé avec ses Reines de l'Age de Pierre.  "Heart On", le troisième album du groupe sorti le 21 octobre dernier est à l'image de ce premier single : foufou et rock n' roll. Je ne suis pas une grande admiratrice de Josh Homme, c'est pourquoi je ne suis pas aussi enthousiaste que la presse musicale à propos de cet album. Mais je dois reconnaître que ce morceau a une forte capacité à me mettre de bonne humeur le matin.

14 décembre 2008

Il Neiiiiiiige !

Laissez-moi deviner. Vous aussi vous en avez marre de l'hiver. Vous avez la goutte au nez et la larme à l'oeuil en regardant la quantité impressionante de chocolat que vous venez d'ingurgiter pour vous remonter le moral.  Ben moi c'est pareil, j'ai grandement besoin de vacances : je suis encore malade, du coup je ne suis bonne qu'à écouter de la musique et dormir. Oui, bon, ok, vous vous en foutez et vous ne comprennez pas ce que ça vient faire là. C'est juste une façon d'introduire une autre playlist (ben ouais, pas le courage de faire autre chose). Cette fois-ci c'est la neige qui est à l'honneur. Ouais, la neige, c'est comme ça, on râle pas.

Moustachu n°1, Nick Cave et ses mauvaises graines. 11eme album du groupe, sorti en... 2001, et il y en a eu trois depuis. Mais s'arrêterons-t-ils un jour ?! Sans dec, ce morceau est génial, et en plus y a mon héro n°2 Jarvis Cocker dans le clip.

Moustachu n°2, le tout fou Frank Zappa.Vous remarquerez qu'il n'a pas que la moustache comme point commun avec le premier.   

Un peu de douceur, que diable. Belle and Sebastian qui ont sorti il y a peu leurs BBC sessions, un bon cadeau de noël pour ceux qui aime les petites chansons pop en acoustique.

Oui, je sais, encore des hippies, on se refait pas...

Ralala, j'aime les veilleries. Plus le son est pourri mieux c'est. Bon et puis quand même cette Aretha Franklin elle a une sacrée voix.

Sur ce mes amis joyeux Noël !

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